Statistiques immobilières à Montréal en juillet 2026 : un marché qui se rééquilibre

Le marché immobilier de Montréal a connu un changement de rythme en juillet 2026. À première vue, certains chiffres peuvent sembler contradictoires : les prix continuent de progresser dans plusieurs catégories, mais le nombre de ventes diminue et l’inventaire augmente. En pratique, c’est justement cette combinaison qui mérite d’être regardée de près.

Selon les données de l’APCIQ par le système Centris présentées pour juillet 2026, Montréal compte 1 198 ventes, soit une baisse de 16 % par rapport à juillet 2025. En parallèle, les inscriptions en vigueur atteignent 10 493 propriétés, une hausse de 15 %, tandis que les nouvelles inscriptions progressent de 3 %, à 2 299.

Pour moi, c’est probablement l’un des éléments les plus intéressants de ces statistiques immobilières à Montréal : le marché offre davantage de choix aux acheteurs, alors que les propriétés continuent malgré tout de prendre de la valeur.

Un marché immobilier montréalais moins pressé

Quand je regarde ces chiffres dans le contexte des transactions que je vois sur le terrain, la première chose qui ressort est la différence entre le nombre de propriétés disponibles et le nombre de transactions qui se réalisent.

Avec 10 493 inscriptions en vigueur, les acheteurs disposent de beaucoup plus d’options qu’il y a un an. C’est important, parce qu’un marché avec davantage d’inventaire laisse généralement plus de place à la négociation.

Mais il ne faut pas tomber dans le piège de conclure que « le marché est en baisse ».

Les prix racontent une autre histoire.

Pour les unifamiliales, le prix médian atteint 817 500 $, en hausse de 7 % sur un an. Le délai de vente moyen est de 45 jours.

Du côté des copropriétés, le prix médian s’établit à 480 000 $, une progression de 2 %, avec un délai moyen de 60 jours.

Enfin, le segment des plex affiche un prix médian de 910 000 $, soit une impressionnante hausse de 9 %, avec un délai de vente moyen de 48 jours.

Autrement dit, il y a moins de ventes, mais les propriétés qui répondent réellement aux attentes des acheteurs continuent de se vendre à de bons prix. 🏠

Pourquoi les prix montent alors que les ventes baissent?

C’est probablement la question la plus intéressante à poser lorsqu’on analyse le marché immobilier de Montréal en 2026.

Une baisse de 16 % des ventes pourrait facilement donner l’impression que les prix devraient eux aussi reculer. Ce n’est pourtant pas ce que montrent les chiffres de juillet.

Il faut donc distinguer deux choses : le volume de transactions et la valeur des propriétés.

Une propriété mal positionnée, trop chère ou nécessitant plusieurs travaux peut maintenant rester longtemps sur le marché. À l’inverse, une maison bien entretenue, bien située et affichée au bon prix peut encore attirer rapidement des acheteurs.

C’est une nuance que je constate régulièrement dans mon travail de courtier immobilier à Montréal.

Le marché est moins uniforme qu’il pouvait l’être lorsque plusieurs acheteurs se disputaient les mêmes propriétés. Aujourd’hui, les acheteurs prennent davantage leur temps, comparent les propriétés et analysent plus sérieusement le rapport qualité-prix.

Pour un vendeur, cela change complètement la façon de préparer une mise en marché.

Les plex se démarquent particulièrement

Le chiffre qui attire immédiatement mon attention est celui des plex.

Avec un prix médian de 910 000 $, le segment affiche une croissance de 9 % sur un an. C’est la plus forte progression parmi les trois catégories présentées.

Ce n’est pas particulièrement surprenant lorsqu’on regarde l’intérêt pour les propriétés générant des revenus. Un plex permet à un acheteur de combiner un investissement immobilier avec une occupation personnelle ou une stratégie locative.

Mais là encore, le prix demandé n’est pas le seul élément à considérer. Revenus actuels, loyers potentiels, dépenses, taxes, état de l’immeuble, travaux à prévoir et emplacement peuvent complètement changer la valeur réelle d’un immeuble.

C’est justement dans ce type d’analyse que Christophe Langlois, courtier immobilier spécialisé dans le marché montréalais et les propriétés d’investissement, peut apporter une réelle valeur ajoutée. L’objectif n’est pas simplement de regarder le prix affiché, mais de comprendre ce que l’immeuble peut réellement représenter pour son prochain propriétaire.

La copropriété : une progression plus modérée

La copropriété présente une situation différente.

Le prix médian de 480 000 $, en hausse de seulement 2 %, montre une progression beaucoup plus modérée que celle observée pour les maisons unifamiliales et les plex.

Le délai de vente moyen de 60 jours est également le plus long des trois catégories.

Dans ce segment, la comparaison entre propriétés devient particulièrement importante. Deux condos relativement similaires sur papier peuvent avoir des performances complètement différentes en raison des frais de copropriété, du fonds de prévoyance, de l’état de l’immeuble, de la localisation ou simplement de la qualité de l’unité.

C’est souvent là que se joue la différence entre une propriété qui attire rapidement des visites et une autre qui reste affichée pendant plusieurs semaines.

Que signifient ces statistiques pour les vendeurs?

À mon avis, le message principal de juillet 2026 est assez simple : il faut être beaucoup plus précis dans son positionnement.

Avec une hausse de 15 % des inscriptions en vigueur, un vendeur ne peut plus nécessairement compter sur le simple fait de mettre sa propriété sur Centris pour obtenir plusieurs offres.

Le prix de départ devient stratégique.

La présentation aussi. Photos, mise en valeur, état général, description, stratégie de lancement et connaissance des comparables récents peuvent avoir un impact concret sur le résultat final.

Cela ne signifie pas qu’il faut automatiquement sous-évaluer une propriété. Au contraire. Il faut comprendre ce que les acheteurs voient lorsqu’ils comparent votre propriété aux autres disponibles le même jour.

Et pour les acheteurs?

Pour les acheteurs, la situation est plutôt intéressante. 📈

L’augmentation de l’inventaire signifie davantage de choix et potentiellement plus de marge pour négocier. Mais la progression des prix rappelle qu’attendre indéfiniment une baisse importante du marché n’est pas nécessairement une stratégie gagnante.

Une propriété bien située à Montréal demeure recherchée.

C’est donc moins une question de « acheter maintenant ou attendre » que de trouver la bonne propriété au bon prix. Une différence de quelques dizaines de milliers de dollars dans le prix d’achat peut parfois être beaucoup plus importante qu’une petite variation générale du marché.

Mon regard sur le marché immobilier de Montréal en juillet 2026

Si je devais résumer les statistiques de juillet en une phrase, je dirais ceci : le marché immobilier montréalais se normalise sans perdre sa valeur.

Les ventes diminuent de 16 %, l’inventaire augmente de 15 %, mais les prix médians progressent encore : +7 % pour les unifamiliales, +2 % pour les copropriétés et +9 % pour les plex.

Pour moi, c’est un marché qui demande davantage de précision et moins de réactions instinctives.

Que vous soyez vendeur d’une maison, propriétaire d’un condo ou investisseur à la recherche d’un plex, les chiffres généraux donnent une bonne direction, mais ils ne racontent jamais toute l’histoire. La rue, le quartier, l’état de l’immeuble et les comparables récents peuvent faire une énorme différence.

C’est précisément l’approche que privilégie Christophe Langlois dans son travail de courtier immobilier à Montréal : partir des données, mais surtout les mettre en contexte avec la réalité du terrain.

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