Le marché immobilier de Montréal continue de changer de rythme. Après plusieurs mois où les propriétés se vendaient rapidement malgré des taux d’intérêt plus élevés, les statistiques de juin 2026 montrent un marché qui s’équilibre tranquillement. Les acheteurs retrouvent un peu plus de choix, tandis que les vendeurs doivent miser davantage sur une stratégie bien réfléchie. 📈
En tant que courtier immobilier chez RE/MAX du Cartier, Christophe Langlois suit ces tendances de près, mais surtout sur le terrain. Les statistiques sont importantes, mais elles ne racontent jamais toute l’histoire. Entre les chiffres publiés par l’APCIQ et ce qui se passe réellement lors des visites, des négociations ou des offres multiples, il existe souvent un écart qu’il faut savoir interpréter.
Un ralentissement des ventes, mais pas un marché faible
Les données de juin 2026 indiquent 1 478 ventes résidentielles, soit une baisse de 11 % comparativement à juin 2025.
À première vue, ce chiffre peut sembler inquiétant. Pourtant, lorsqu’on accompagne des acheteurs et des vendeurs chaque semaine, la réalité est plus nuancée. J’ai remarqué que plusieurs acheteurs prennent simplement davantage leur temps avant de déposer une offre. Ils visitent plus de propriétés, comparent davantage et négocient plus qu’il y a un an.
Ce n’est donc pas un marché qui manque d’activité. C’est plutôt un marché où les décisions sont un peu moins impulsives. 🤝
Pour les vendeurs, cela signifie qu’il faut présenter une propriété impeccable dès sa mise en marché. Les maisons qui arrivent avec un prix réaliste, une bonne stratégie marketing et des photos professionnelles continuent d’obtenir d’excellents résultats.
L’inventaire grimpe : une bonne nouvelle pour les acheteurs
Le nombre d’inscriptions en vigueur atteint maintenant 11 076 propriétés, une hausse de 16 %.
C’est probablement le chiffre qui influence le plus le marché actuellement.
Il y a quelques mois encore, plusieurs acheteurs avaient l’impression de toujours arriver trop tard. Aujourd’hui, ils disposent d’un choix beaucoup plus intéressant.
Dans plusieurs secteurs de Montréal, je constate que certains clients visitent maintenant trois ou quatre propriétés qui répondent réellement à leurs critères. Il y a un an, ils avaient parfois de la difficulté à en trouver une seule.
Cette augmentation de l’inventaire permet également des discussions plus équilibrées entre acheteurs et vendeurs. 😊
Toujours beaucoup de nouvelles propriétés
Le mois de juin affiche 2 919 nouvelles inscriptions, une hausse de 9 %.
Cette donnée confirme que plusieurs propriétaires profitent encore du printemps et du début de l’été pour mettre leur propriété sur le marché.
C’est logique. Les jardins sont beaux, les journées sont longues et les propriétés présentent souvent mieux.
Par contre, cette augmentation signifie aussi davantage de concurrence entre vendeurs.
Je vois régulièrement des propriétés comparables sortir à quelques jours d’intervalle. Dans ces situations, le prix demandé devient un facteur déterminant, tout comme la qualité de la présentation.
Les maisons unifamiliales poursuivent leur progression
Le prix médian des maisons unifamiliales atteint maintenant 850 000 $, soit une augmentation de 6 %.
Malgré la baisse des ventes, les prix continuent donc d’augmenter.
C’est un élément qui surprend souvent les acheteurs.
On pourrait croire qu’un ralentissement des transactions entraînerait automatiquement une baisse des prix. Dans les faits, les propriétés les mieux situées et bien entretenues demeurent très recherchées.
Le délai moyen de vente est maintenant de 41 jours.
À mon avis, ce chiffre représente un marché beaucoup plus sain. Les vendeurs ont le temps de recevoir plusieurs visites sans devoir accepter la première offre en quelques heures, tandis que les acheteurs peuvent analyser les documents avec davantage de recul.
Le marché des copropriétés demeure très stable
Le prix médian des copropriétés atteint 495 809 $, une progression de 3 %.
Le délai moyen de vente est de 52 jours.
Les condos demeurent particulièrement populaires auprès des premiers acheteurs, des investisseurs et des professionnels qui souhaitent rester près du centre-ville.
Ce que j’observe sur le terrain, c’est que les copropriétés rénovées récemment ou offrant une bonne gestion de copropriété continuent de se distinguer rapidement.
À l’inverse, les immeubles présentant des cotisations spéciales importantes ou des procès-verbaux inquiétants prennent davantage de temps à trouver preneur.
Les acheteurs sont beaucoup mieux informés qu’auparavant. Ils lisent les documents et posent énormément de questions, ce qui est une excellente chose. 📋
Les plex conservent leur valeur
Le marché des plex affiche lui aussi une belle stabilité.
Le prix médian atteint désormais 920 000 $, en hausse de 3 %, avec un délai moyen de vente de 43 jours.
À Montréal, les plex demeurent des propriétés très recherchées.
Que ce soit pour habiter un logement tout en louant les autres ou comme investissement à long terme, plusieurs acheteurs continuent de privilégier cette catégorie.
Cependant, je remarque que les investisseurs analysent davantage la rentabilité réelle qu’il y a quelques années. Les dépenses, les travaux à prévoir, les revenus locatifs et les possibilités d’optimisation sont désormais étudiés en profondeur avant toute décision.
Ce que ces statistiques signifient réellement
Les chiffres de juin 2026 montrent un marché plus équilibré.
On retrouve davantage de propriétés disponibles, les ventes ralentissent légèrement et les prix continuent malgré tout d’augmenter.
C’est un contexte où la stratégie fait toute la différence.
Pour les vendeurs, fixer un prix réaliste dès le départ devient essentiel. Les propriétés qui débutent trop haut finissent souvent par accumuler les jours sur le marché, ce qui réduit leur pouvoir de négociation.
Pour les acheteurs, il existe enfin davantage d’occasions de comparer plusieurs propriétés avant de prendre une décision. Cela ne veut pas dire qu’il faut attendre indéfiniment en espérant une chute importante des prix. Les statistiques démontrent justement le contraire.
Pourquoi être accompagné par Christophe Langlois?
Les statistiques sont un excellent point de départ. Mais lorsqu’il est temps d’acheter ou de vendre, elles ne remplacent jamais l’expérience acquise sur le terrain.
Christophe Langlois, courtier immobilier chez RE/MAX du Cartier, analyse continuellement les données de l’APCIQ et de Centris, mais surtout les transactions réelles qui se concluent chaque semaine à Montréal.
Cette combinaison permet d’offrir une évaluation plus juste, de négocier avec confiance et d’adapter chaque stratégie au quartier, au type de propriété et au contexte actuel.
Dans un marché qui évolue rapidement, connaître les statistiques est une chose. Savoir les interpréter pour prendre la bonne décision en est une autre. C’est précisément cette valeur ajoutée qui permet à Christophe Langlois d’accompagner ses clients avec rigueur, transparence et une connaissance approfondie du marché immobilier montréalais. 🏡







